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Il est presque impossible de se préparer pour une sortie de vélo de 500km. Vous pouvez étudier le parcours, préparer tout votre équipement, regarder la météo, vous entraîner autant que vous le pouvez, il n’y a absolument rien qui puisse vous préparer à tout donner pendant 20 heures d’affilée avec (presque) aucun arrêt en chemin. Voici mon périple à travers le GBC 500, une course autosuffisante exténuante sur des routes presque entièrement de gravier.

La saison était presque annulée. Je venais de terminer le raid Pierre Harvey 2020 (lien vers la vidéo) et je m’étais fixé un but à atteindre. J’étais désespérément en train de défiler Internet pour trouver quelque chose quand quelqu’un m’a taggué sur une publication d’Endurance Aventure. Une sortie de vélo de 500km presque entièrement sur du gravier. Le concept était simple : compléter le parcours en entier en moins de 7 jours. Je me suis dit wow, c’est génial mais je n’aime pas vraiment les courses « ultra », je n’ai pas envie d’apporter une tente et tout, alors je vais passer, peut-être plus tard. Il s’avère que cela est resté dans mon esprit et j’ai soudainement eu l’idée de le faire d’une traite (et apparemment, je n’étais pas le seul à tenter cet exploit).

 

Alors ce défi est resté dans ma tête. J’ai pensé à quelle lumière utiliser, quels pneus seraient le mieux, à quelle vitesse je pourrais le faire et plusieurs autres questions. J’ai rapidement contacté des amis et des partenaires afin d’obtenir de l’équipement et des produits de nutrition pour ce voyage de 500km. Avec tous ces calculs scientifiques (pas vraiment!), j'ai pu ranger tout mon équipement et ma nourriture dans une sacoche de cadre et tous mes vêtements et outils/pièces de rechange dans un sac de bar, je pouvais aussi mettre des trucs dans mon maillot. J’avais aussi fait l’estimation que je pouvais très bien faire cette course en-deçà de 24 heures, soit autour de 19-20 heures. Puisque je ne savais pas à quoi m’attendre en termes de terrain, j’étais un peu sceptique de mon estimation mais j’allais l’essayer quand même. N’oublions pas qu’il s’agissait d’un parcours de 500km de gravier, à une altitude de 7000 mètres.

Le jour de la course arrivé, j’ai sorti mon lourd vélo et je me suis donné dès le début. Puisque les départs se faisaient en format contre-la-montre individuel, j’avais quelques coureurs à rattraper. Après seulement une heure, j’étais déjà dans les meneurs, j’arrivais en premier aux postes d’aide où les organisateurs étaient toujours surpris de me voir arriver si tôt. Je volais! Ma vitesse moyenne était de 29km/h après 200km. Mes jambes étaient solides, je mangeais bien : quelques barres de noix, une barre de protéines à toutes les 2 heures pour garder mon estomac rempli et quelques barres de fruits pour garder mes niveaux de sucre élevés.

J’avais planifié d’arrêter pour souper au 5e point de contrôle qui était au kilomètre 260… mais j’avais fait une erreur. Il était plutôt 30km plus loin. C’est à ce moment que tout s’est mis à mal aller. Quand je suis arrivé au point de contrôle, mes bouteilles étaient vides, mon estomac aussi et je commençais à me sentir faible. J’ai mangé un sandwich à la viande fumée (qui était sur le menu pour tous les coureurs) avec… 4 Pepsis. Oui, vous avez bien lu, j’étais si faible que la seule façon de m’en sortir était de boire des boissons gazeuses sucrées. Je me suis toutefois creusé un trou plus grand. Ce qui s'est passé ici, c'est que le Pepsi est trop dur pour l'estomac et bien trop sucré pour tout type d'absorption de nutriments. Je me suis donc mis du « gaz » dans le ventre sans profiter des « bienfaits » du sucre.

 

Je suis remonté sur le vélo, j'ai fait quelques sections de gravier avec de très mauvais problèmes intestinaux et je suis arrivé au dernier village avant la nuit. À ce moment-là, j'ai su que je devais aller chercher quelque chose à manger et à boire parce que j'allais faire un trajet de près de 200 km sans aucun approvisionnement. J'ai donc pris ce que tout le monde aurait choisi : un sandwich à la crème glacée, un Red Bull, des chips et une bouteille d'eau. J'ai tout mangé et je suis retourné sur le vélo. Après avoir pédalé dans l'obscurité pendant quelques heures, je n'ai rien pu manger. Même si je savais que j'avais besoin de manger, je n'ai rien pu avaler. Je sais que c'est une chose courante pour les coureurs d'ultra, mais pour un cycliste, cela arrive assez rarement. J'ai donc parcouru les 200 km restants sans manger. On peut presque prévoir ce qui va se passer. J'ai creusé un trou si profond que j'ai eu peine à pédaler pendant les 50 derniers kilomètres. J'étais étourdi, somnolent et j'avais l'impression que c'était la première fois que je pédalais. J'ai fini par être rattrapé par le deuxième cycliste sur la route. Je n'ai pas pu égaler sa vitesse et il creusé un écart assez important.

 

Il a fini avec une avance de 30 minutes sur moi. Nous étions côte à côte, à la ligne d'arrivée où notre équipe attendait, nous nous sommes assis là pendant quelques minutes pour parler de la difficulté du parcours et de l'obscurité effrayante qu'il peut faire la nuit, de ce que nous avons vu sur la route et de ce qui le rendait plus rapide que moi. Après tout, nous avons tous les deux été battus par un coureur qui est parti 3 heures après nous, un certain Bruno Langlois… Qui l’aurait cru?

En rétrospection, il n’y aura plus de course de 500km d’un seul trait et plus de Pepsi durant les sorties. Je vais garder la tête froide en choisissant des aliments que je connais et avec lesquels je me suis entrainé, même si la tentation est forte lors de épreuves d’ultra. Gardez la tête haute et tenez-vous en à ce que vous savez le mieux faire.



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